Ceci n’est pas un corps

L’exposition “Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps“, pour paraphraser le surréaliste René Magritte, revient à partir du 25 juin à Bruxelles sur le site de “Tour & Taxi”, après avoir été présentée au musée de “La Boverie” à Liège.

Historique du mouvement
Le mouvement hyperréaliste est né aux Etats-Unis et va, à la fin des années 1960,  trouver sa place dans le prolongement du “pop art” d’Andy Warhol et Roy Lichtenstein et du “précisionnisme” proche d’Edward Hopper. Il prend le contre-pied de l’abstraction. Les artistes représentent des scènes et des objets de la vie courante, des corps humains, avec un très haut degré de réalisme.

Réalité, art ou copie ?
L’artiste hyperréaliste tourne le dos à l’abstraction et cherche à atteindre une représentation minutieuse de la nature au point que les spectateurs se demandent parfois s’ils ont affaire au corps vivant. Ces œuvres génèrent ainsi une sensation d’étrangeté, mais sont toujours porteuses de sens.

Les maîtres de l’hyperréalisme
Le mouvement hyperréaliste a ses maîtres. Ils s’appellent, outre Duane Hanson, Richard Ester, John Baeder, Robert Bechter, Tom Blackwell, Chuck Close, Richard Estes ou encore Robert Cottingham, John De Andrea (sculptures de nus féminins), George Segal. Viendront ensuite, Maurizio Cattelan, Ron Mueck et Sam Jinks qui développeront leur propre langage.